La Conterie n’est pas née d’un concept. Elle est née d’une histoire de famille, de souvenirs, et d’un attachement profond à une terre.
Une histoire de racines
Isabelle est la descendante des familles Deltheil, puis Vigier, qui ont habité et fait vivre le hameau de la Conterie pendant des générations. Elle a grandi à Paris, mais son cœur, lui, a toujours battu un peu plus au sud. Chaque vacance de son enfance se déroule en Dordogne, à Mussidan, chez ses grands-parents, Albert et Louise. Ses parents, Bleuette et Bernard, tous deux originaires de la région, avaient quitté la Dordogne pour le travail, avant d’y revenir à la retraite.
C’est là qu’Isabelle apprend à monter à cheval, à écouter la nature, à respecter la terre. Des valeurs simples, essentielles, qui ne l’ont jamais quittée. À cette époque, la Conterie est habitée par son grand-oncle, Paul Vigier, le frère d’Albert Vigier. Isabelle y passe des journées entières, en famille, autour de repas champêtres, de moments simples et précieux. Elle voit ce lieu vivre, respirer, accueillir. Très tôt, elle s’y sent bien. Comme à sa place. La Conterie devient pour elle un refuge, un lieu chargé de souvenirs, un fil invisible entre les générations.
Dans les années 1990, ce sont Simone et Paul qui tiennent la Conterie. Un couple sans enfants, très attaché au domaine. À l’heure de la retraite, la question de l’avenir du lieu se pose. Le hameau devient en indivision entre neveux et nièces, avec un souhait partagé : que la Conterie ne devienne pas un bien sans âme, récupéré par un étranger à son histoire. Le temps passe, la vente est bloquée, mais la famille continue de venir sur place. On s’y promène, on s’y ressource, on rêve. La Conterie attend.
Une évidence
Années 2000 : Isabelle rencontre Michel. En 2001, elle l’emmène découvrir le Périgord, ses racines & ses paysages. Michel est originaire de Normandie. Lui aussi a grandi avec la campagne, les vallées et la nature. En arrivant ici, il tombe immédiatement sous le charme du lieu.
« J’ai retrouvé l’essence de ma Normandie, avec un peu plus de soleil. »
Isabelle lui fait découvrir le hameau de la Conterie, son histoire, ses souvenirs. Michel tombe amoureux à son tour : du lieu, de son atmosphère, de ce qu’il raconte. Lorsqu’ils apprennent que la Conterie pourrait être récupérée, une évidence s’impose. Ils y voient une opportunité… mais surtout une continuité.
Isabelle et Michel ont une différence d’âge importante. Ils se sont toujours dit qu’il leur faudrait trouver un équilibre, un lieu où Michel pourrait vieillir paisiblement, pendant qu’Isabelle resterait active. La Conterie s’offre alors comme une réponse naturelle à leur couple, à leur mode de vie, à leurs aspirations.
Entrepreneur dans l’âme, Michel perçoit aussi le potentiel du site : un lieu d’accueil, de partage, entouré d’activités riches de sens. Tous deux, bien que très investis dans leurs vies parisiennes, se sont toujours vus vivre un jour à la campagne. Michel, comme dans sa Normandie d’enfance. Isabelle, comme dans sa Dordogne natale. Alors ils se lancent et se disent : « On achète. »
Une transmission en marche
En 2002 naît Hugo, de leur union.
Lui aussi grandit entre Paris et la Dordogne. Toutes ses vacances se passent à Mussidan, chez Bernard et Bleuette, désormais installés définitivement dans la région.
Pour Hugo, le Périgord a toujours fait partie de sa vie.
Il y apprend les valeurs de la terre, du partage, de la famille, et du respect de la nature.
Très jeune, il découvre la Conterie.
Il y passe du temps, s’y crée des souvenirs, bercé par le rêve commun de ses parents.
Même si la vente est longtemps bloquée par l’indivision, la famille continue de venir sur le domaine.
On imagine, on projette, on rêve grand.
Sans le savoir encore, l’héritage se transmet...
Quand le rêve devient réalité
En juillet 2013, Isabelle et Michel signent enfin l’achat définitif du hameau de la Conterie.
Ils ne peuvent pas être présents le jour de la signature, pris par leurs vies parisiennes. Ils donnent procuration à Bernard, le père d’Isabelle. À leur arrivée, pendant les vacances, une surprise les attend. Bernard et Bleuette ont entièrement désherbé le hameau, envahi par les ronces depuis des années. Sous une chaleur écrasante, ils ont redonné à la Conterie son souffle. Dix ans plus tard, Isabelle et Michel en parlent encore avec émotion.
Ce geste symbolise tout : le début d’une nouvelle vie, l’aboutissement de rêves mûris pendant des années, et la force du lien familial.
Les contours se dessinent
Les années passent. Chaque vacance se déroule en Dordogne, entre nature, animaux et famille. Hugo ne connaît rien d’autre. Il se sent profondément à sa place.
Pendant ce temps, Isabelle et Michel mènent des carrières très prenantes à Paris : Michel dans la finance, Isabelle comme directrice de site. Mais le projet mûrit, lentement, sûrement. Ils imaginent chaque espace, se renseignent, fouillent les archives familiales avec l’aide de Bleuette.
Une évidence s’impose : redonner à la Conterie son rôle premier. À l’origine, la Conterie était une auberge de diligence - un lieu pour accueillir, faire une pause et partager.
En 2018, Michel part à la retraite. Il oscille entre son rôle de père au foyer et de porteur du projet. Sans expérience en hôtellerie, il part d’une feuille blanche. Il dessine les grandes lignes, s’entoure de professionnels, pose les bases, structure.
En 2019, le permis de construire est déposé. Michel n’a jamais eu l’ambition de devenir hôtelier. Son objectif est ailleurs : faire naître le projet, réhabiliter l’existant sans le dénaturer, créer un lieu porteur de sens. Il imagine ensuite prendre du recul, construire la maison de ses rêves sur le domaine, et regarder la Conterie vivre.
En 2022, Isabelle quitte son travail et le couple s’installe définitivement à la Conterie.
Retour aux sources. Les chevaux, le potager, la nature.
Le projet prend enfin corps. Mais le chemin n’est pas linéaire. Le permis est mis en opposition, un recours est déposé, et un tribunal administratif vient freiner le projet pendant deux longues années. Puis, le procès est gagné. Les travaux de réhabilitation commencent alors après une phase de sécurisation et mise hors d’eau des bâtiments. La Conterie peut continuer à écrire son histoire.
Une nouvelle génération
Pendant ce temps, Hugo grandit. En 2020, il intègre une école d’ingénieur à Paris.
Il y rencontre Clémence. Très vite, il l’emmène découvrir la Conterie. Elle comprend immédiatement l’importance de ce lieu. Elle s’y sent bien, elle aussi.
Au fil de ses études, Hugo se questionne. A-t-il vraiment vocation à mener une vie de métro-boulot-dodo à Paris ? Cette idée ne lui ressemble pas.
Il travaille pourtant sans relâche, obtient son diplôme d’ingénieur en 2025. Il est recruté en CDI comme ingénieur commercial. Le poste lui convient… mais une voix intérieure le ramène sans cesse à son âme d'entrepreneur. Sa place est ailleurs.
Après des années de réflexions, de discussions, de doutes, une certitude s’impose : il ouvrira le domaine de la Conterie.
Clémence, elle aussi animée par l’entrepreneuriat, le suit dans ce projet fou, aligné avec ses valeurs.
Pour Hugo, il n’est pas question de confier la gérance à d’autres. Il est celui qui a grandi ici, celui qui porte l’héritage, celui qui peut redonner au lieu son essence. Avec Clémence, ils forment un duo complémentaire.
Une aventure collective
Début 2025, le projet prend une nouvelle dimension : celle d’un projet familial, porté par deux générations.
Michel et Isabelle apportent leur expérience des grandes entreprises, leur vision structurée, leur maturité, leur sens des responsabilités.
Hugo et Clémence insufflent la jeunesse, l’énergie, la fougue, une ambition parfois naïve mais indispensable, et un regard d’ingénieurs ancré dans le présent.
Chaque soir, chaque week-end, ils avancent. Ensemble.
Voici l’histoire du Domaine de la Conterie.
Et ce n’est que le début d'une grande aventure.